Certes, ces données, essentiellement démographiques,nont pas grande valeur linguistique mais, du point de vue sociolinguistique,elles permettent denvisager lexistence dau moins trois grandes catégoriesdutilisateurs de français : Le système éducatif gabonais est largementinspiré du système français : enseignement préscolaireen milieu urbain exclusivement, école primaire qui, en principe,dure six ans, enseignement secondaire général, diviséen 2 cycles, enseignement technique court ou long, enseignement supérieurdispensé dans deux universités regroupant six facultés: droit, sciences économiques, lettressciences humaines, médecine,sciences et cinq grandes écoles, enfin enseignement normal chargéde la formation des enseignants. Il seffectue exclusivement en français.Laccès à lenseignement de base est, dans les faits, pratiquementgénéralisé. La décentralisation de lenseignementsecondaire, avec limplantation dun lycée au moins par province,facilite encore ce développement. Les moyens decommunication de masse demeurent largement dominés par le français,notamment la presse écrite et la télévision. Seulescertaines radios locales réservent quelques plages horaires àlinformation dans quelques-unes des langues locales mais la station laplus connue, Africa n1, a une visée internationale. Lintroductiondune chaîne de télévision par satellite TV Sat nepeut que renforcer cet impact du français dans les média,accru par lintérêt que présente laccès auxdifférents réseaux dinternet. Dune part, un groupe, de plus en plus restreint et de plus en plusâgé, de francophones analphabètes, ayant appris lefrançais sur le tas, ou très peu scolariséset disposant dun petit français approximatif etinstable, dont le stéréotype est partiellement illustrépar certains pastiches comme la rubrique Makaya du journal LUnion. Cependant des travaux très récents Italia, 2000 portantsur lexpression française danalphabètes fang, de la régiondOyem, donc en contexte ethnique quasi monolingue, relativement âgés,montre que ceux-ci utilisent un français relativement aisé,de type mésolectal, ce qui tendrait à prouver que le modèleacquis par la seule pratique conversationnelle environnante en françaisest de bien meilleure qualité, du point de vue lexique et morpho-syntaxe,que celui que lon pourrait rencontrer chez la majorité des analphabètesfrancophones dautres pays africains Cf. Par exemple Ploog, 1999, Prignitz,2000. Dautre part, une majorité de scolarisés moyens utilisantprioritairement un français mésolectal, régionalementassez marqué dans sa prononciation, sa prosodie, son lexique etsa syntaxe mais également éventuellement susceptibles danscertaines situations de recourir à quelques formes de françaisbasilectal plus ou moins stéréotypées. Enfin, legroupe des intellectuels, diplomés de lenseignement supérieur,ayant, souvent, vécu assez longuement en France et capables dutiliserune variété de français très peu différentede celle de leurs homologues de lhexagone, même si, en situationinformelle, dans leur pays, il leur arrive fréquemment dutiliserla variété mésolectale locale, voire, si nécessaire,un stéréotype de français basilectal Ntsaga-Oyouni,1998.
Chacune des particularités rencontrées,a été soumise,pour vérification, en contexte nonéclairant, à deux types de jurys. Dune part, un jury deGabonais dune dizaine de personnes 5 hommes et 5 femmes de 20 à50 ans représentant des N1N2, des N3 et des N4, interrogésséparément. Dautre part, un jury de cinq non-Gabonais résidantdans ce pays depuis plus de cinq ans, eux aussi questionnés isolément.Cette vérification nous a permis déliminer certaines scorieset dengranger les informations qui figurent dans la rubrique marquesdusage des articles de lInventaire cf 3.4.2. Micro-structure 2.3.1. Un espace globalement sous-peuplé. Le quatrième Recensement Général de la Populationet de lHabitat R.G.P.H de 1993, le dernier en date effectué,fait état, au 1061993, dune population de 1.014.976 habitants.La densité est de 3,8 hab.km2 R.G.P.H, 1993 : 2. Lhexagone restent au Gabon parfaitement vivantes : accoutrement,chambre pièce, canguer enchaîner, carottede tabac, troque..
La loi-cadre du 23 juin 1956 voit aboutir les aspirationsdu pays à lautonomie. La République Gabonaise est proclaméele 28 novembre 1958 et le Gabon, dans ses frontières actuelles,devient indépendant le 17 août 1960. Les caractéristiques essentielles du peuplement sont les suivantes: N5 : niveau des études supérieures.Une telle enquête généralisée facilite une évaluationconstrastive du degré de francophonie des Etats de la zone. Lesrésultats pour le Gabon, publiés par C. Couvert en 1984 etexprimés en pourcentages de la population, placent, à cettedate, le Gabon à la tête des pays dAfrique Centrale :-Translation : boule mitcha Gabonaisqui a effectué un séjour à Paris et donc fréquentéle boulevard St Michel, bancs école, goudron, rue goudronnée, route. Dautre part, bien que la présentation dictionnairiquede lIFGAB puisse donner limpression quil existe un grand nombre de particularismes,il faut cependant remarquer que, dans lusage quotidien local, ils sontassez rares. Ainsi, par exemple, dans un quotidien comme lUnion,on nen relève en moyenne quun petit nombre pas plus de 5 à6 par numéro et beaucoup sont récurrents. On peut donc affirmerque dans la communication locale courante, 93 du vocabulaire, àpeu près, relèvent du français commun.Comptage effectué par les étudiants de maîtrise deFrancophonie de Paris III à partir dexemplaires du journal lUnionnumérosdoctobre à décembre, 1996-un emprunt. Procédé évidemmentfort fréquent et pouvant provenir de sources diverses. Languesnon africaines comme le portugais : cassada tranches de manioccuites, farigna semoule de manioc; langues africaines non-localescomme le wolof du Sénégal : cram-cram Cenchrus biflorus,plante dont les épillets saccrochent aux vêtements, lemandenkan dAfrique de lOuest : magnan anoma molesta, fourmiaux redoutables mandibules, ainsi que toutes les langues locales : bwitidu tsogho rite initiatique, kombo-gombo du miénébois du parasolier, makaya du fang monsieur tout le monde.. 3.4.2. La constitution des articles : micro-structure. Tous les articles de linventaire sont organisés selon une grilleidentique. Lorsque pour une entrée, plusieurs sens ou plusieursconstructions sont attestés, ceux-ci sont hiérarchisésdabord en fonction du sens sens propre puis sens figuré puisde la nature grammaticale : sens attaché à un v.tr. Puisà un v Intr. Par ex. Ou à la distinction n. Ou adj. Dansquelques rares cas, une mince nuance de signification peut être indiquéepar une subdivision A ou B de lentrée ou de lasous-entrée concernée. Lorsquil sagit de composésou de locutions constituées à partir de lentrée,elles sont rassemblées dans une sous-entrée et classéespar ordre alphabétique cf. Par exemple S ERPENT ou ANTILOPE. Lorsquil sagit dun générique comprenant des animauxfort différents. Par contre, lorsquil sagit de distinctions plussubtiles entre animaux de la même espèce, un seul et mêmearticle rassemble toutes les appellations V SOUIMANGA. Précisonstoutefois que des homonymes feront lobjet dentrées différentesséparées et numérotées. Ainsi DRILL 1est un tissu épais et résistant, généralementde couleur kaki et DRILL 2 un singe de la famille des Cercopithèques,le papio mandrillus leucophaeus Cuvier. Lentrée est présentéeen caractères gras, en majuscule accentuéea selon les normeshabituellement en vigueur dans les dictionnaires. La forme vedette laplus fréquente dans lusage écrit local est suivie des éventuellesvariantes graphiques rencontrées, toujours en caractèresmajuscules gras. Lorsque lentrée est un emprunt, la vedette représentela forme francisée de lecture plus accessible à des lecteursfrancophones non-gabonais, accompagnée, comme nous lavons ditplus haut, de la graphie plus conforme à la notation de la languedorigine. En principe, toutes les variantes graphiques mentionnéesne sont pas illustrées dans larticle principal pour ne pas alourdirinutilement le texte. Quand nous en avons une attestation écrite,elle est insérée comme illustration à côtéde lentrée alphabétique de la variante graphique, àcôté du renvoi à lentrée principale. La transcriptionphonétique entre crochets et en Alphabet phonétique internationalA.P.I. Ne figure pas dans lIFGAB, pour cette édition, car, compte-tenudu nombre dethnies en présence dans le pays et de la proximitédes parlers bantous, la prononciation dun mot emprunté peut poserproblème, chaque groupe ethnique le réalisant en conformitéavec ses habitudes dialectales. Un travail ultérieur devrait permettrede vérifier des convergences articulatoires éventuelles encontexte urbain pluriethnique. La catégorie grammaticale notéeen abrégé, en caractères italiques. Figure ensuite.Il peut arriver parfois que les deux genres soient indiqués pourindiquer linstabilité locale du genre dun nom ex. : palabre, n.m ou f. Par contre, la graphie au féminin dun mot masculinnest mentionnée que si la féminisation de ce nom constitueune particularité. La spécificité du nombre est égalementmentionnée si la lexie exige un emploi préférentielau singulier ou au pluriel. Tout pluriel exigeant une notation particulièreattestée est indiqué. Par contre, les adjectifs ne figurentque sous la forme du masculin, sauf si la formation du féminin nobéitpas aux règles habituelles. Pour les verbes enfin, le mode de constructionet les modifications de valence sont également précisés. Lesdiverses marques dusage viennent ensuite, en caractères italiques: tout dabord la fréquence. Usuel signifie que leterme est courant dans la vie quotidienne et dans tous les milieux, FréquentFréq. Quil est dun usage plus restreint, Disponible Dispon.quil est connu mais assez peu utilisé, SpécialiséSpéc. Quil relève dun vocabulaire technique, VieuxVx Vieilli : que le terme est obsolète ou en voie de disparition.Exceptionnellement, un terme dapparition récente sera noté Nouveauet suivi de la date de première attestation écrite recueillie. Lamention du code précisera sil sagit dun usage seulement attestéà l écrit ou seulement attesté à l oral.Labsence de toute indication signifie quil ny a pas lieu de signalerune spécificité dusage des deux codes. Létymologiedu mot vedette emprunté figure entre parenthèses. Il mentionnelorigine en précisant le nom de la langue ou des langues-sourceet éventuellement du pays où celle-ci est parlée silne sagit pas dune langue gabonaise. Labsence dindiction de loriginesignifie quil nous a été encore impossible didentifierla langue-source. Lorsque la lexie a changé de signification enchangeant de langue, nous avons pensé utile de fournir entre le sens dorigine.On trouvera ensuite quelques notations sociolinguistiquesconcernant le groupe des utilisateurs : intellectuels peu ou non scolarisésétudiants jeunes.. Labsence de cette indication signifieque la lexie est répandue dans tous les milieux. Le type de réalisationest aussi précisé si nécessaire : langue recherchée mésolecte : parler ordinaire basilecte : parlerspécifique des peu ou non scolarisés stéréotype. Les registres sont éventuellement indiqués : littérairefamilier populaire vulgaire argot..ainsi que la connotation éventuelle: mélioratif péjoratif plaisant., et la limitationgéographique possible de la diffusion.Il faut cependant préciserque la notation Usuel ne sera suivie que rarement dune autre mention sociolinguistiqueà lexception de notations concernant la connotation. La définitionest aussi brève que faire se peut sans perdre de linformation.En principe, une lexie est définie par une autre lexie équivalentedans le français de référence, de même catégoriegrammaticale et de même registre. Ainsi par exemple, nous nous sommesefforcées de définir un emploi argotique gabonais par sonéquivalent argotique hexagonal, un mot vulgaire local par un motde même niveau du lexique de France. Néanmoins, lorsquilsagit déléments relevant de la culture traditionnelle gabonaise,si les contextes illustratifs ne paraissaient pas suffisants pour éclairerle lecteur étranger, nous avons cru bon dajouter les quelques informationsde type encyclopédique nécessaires, ce qui na pas toujoursété facile. Cf byéri, bwiti… En ce quiconcerne les lexies relevant de la faune ou de la flore, la définitionest toujours précédée de lappellation scientifiqueactuelle accompagnée du nom de lidentificateur en abrégéet éventuellement des équivalences passées notées car il nest pas toujours aisé pour un non-professionnel de syreconnaître dans les diverses appellations qui se sont succédéou qui ont coéxisté selon les pays, sans consulter dindex,quand il en existe, comme lIndex de Kew qui établit de façoncertaine les synonymies scientifiques pour la flore. Cest ainsi que aiéléest défini par lensemble des identités quil a connues :Canariurm Sweinfurtii Engl. Canarium Chevalieri Guill. Canarium KhialaA Chev. Canarium occidentale A Chev. Si un seul élémentde la dénomination scientifique a changé, lancienne formefigure entre crochets Ex. : autour gabar, Melierax Micronisusgabar Daudin. Le nom de lidentificateur figurant rarement dans les ouvragesmoins spécialisés que les flores ou les index, il nous aété parfois impossible den découvrir certains. Unetelle lacune est notée. Les illustrationssont données ensuite en caractères italiques. Elles sontclassées par ordre chronologique, sans mention de la rubrique dappartenance,bien que celle-ci ait été soigneusement répertoriéedans la banque de données. On trouvera donc dans lIFGAB des attestationslittéraires : littérature de fiction identifiée parle nom de lauteur, suivi de la date de parution et de la page dont lacitation a été extraite, des attestations issues douvragesdivers : ouvrages variés portant sur lhistoire, lethnologie,le tourisme, léconomie etc, identifiés par le nom de lauteur,la date de parution et la page, des extraits de presse journaux, identifiéspar leur titre et la date de parution, ou douvrages techniques : ouvragesspécialisés. Dans ce dernier cas, il peut arriver que lattestationsoit simplement indiquée par ses références exactesauteur, date de parution : page lorsque le mot-vedette apparaîtdans un contexte où la plupart des termes très scientifiquesnécessiteraient une glose explicative. Certaines attestations proviennentde documents variés bandes-dessinées, dessins humoristiques,affiches, lettres-circulaires, etc, clairement identifiés, extraitsde copies détudiants.., denregistrements démissionstélévisée ou radiodiffusées accompagnésdu nom de lémission, et de la date, dextraits dun site du Web,de contextes oraux conversations identifiées par la fonction dulocuteur, éventuellement son âge, le lieu et lannéede lenregistrement. Nous navons pas fourni dillustrations de tous lestypes de contextes répertoriés ci-dessus, en raison des contrainteséditoriales. Enfin, pour quelques rares contextes oraux, il nousa parfois paru indispensable de joindre une traduction complète de lénoncé.Une rubrique COM. :commentaire peut suivre les contextes pour apporter déventuelséclaircissements sur la graphie dun pluriel, par exemple la redondancedu pluriel bantou ba-et du pluriel français?s dans badirecteursou labsence de marque du genre et du nombre dans certains emprunts.Larubrique ENCYCL. : encyclopédie est réservéeà déventuelles informations encyclopédiques quilnétait pas possible dinsérer dans la définitionet que les contextes néclairaient pas suffisamment.Les rubriques DER. : dérivés, COMP. : composés soulignentla productivité du mot-vedette par la préfixation, la dérivation,la parasynthèse ou la composition et entérinent la pertinencede sa sélection. Toutes les lexèmes cités dans cetterubrique renvoient à des entrées ou sous-entrées distinctes LOC.: locutions regroupe toutes les locutions et les syntagmes oùfigure le terme analysé. Ceux-ci font lobjet dune analyse distinctedans une sous-entrée du mot-vedette SYN. : synonymes présentela liste des équivalents du mot-vedette dans le françaislocal. Cette synonymie peut nêtre que partielle, ce qui est, évidemment,mentionné. De toute manière, les lexèmes citéscomme synonymes renvoient à une entrée spécifique.Pour la faune et la flore cependant, pour les raisons exposées supra,nous indiquons généralement une synonymie dans au moins unedes langues du pays. Mais pour éviter dinutiles répétitions,les mots possédant de multiples synonymes, sont suivis dun renvoiau mot le plus fréquemment employé qui, seul fera lobjetdun article complet, comportant notations sociolinguistiques, définition,illustrations et liste de la totalité des synonymes contenus danslIFGAB.
Depuis 2001 lassociation valorise et mutualise, de manière participative, les analyses des métiers et des dangers faites par les personnes du terrain : préventeurs, salariés, formateurs, membres des CSE, etc. La description de la situation démographique est cependant relativementcomplexe. On doit dabord distinguer entre autochtones et étrangers. HVyPS7K aSdكYY GqDQQY-bT2VTPݠcϙ-Extension de sens : gâter, gaspillertoutverbe donnant lidée de destruction : détériorer,abîmer, détruire, désorganiser, gâcher.., frère,cousin, sens très vaste nimpliquant pas forcémentune relation de parenté, banquier toute personne quitravaille dans une banque, quel que soit son emploi, assiettetout récipient susceptible de contenir des aliments, mêmesil est muni dun couvercle.. 2.2. Les Européens et le Gabon. Les premiers voyageurs à aborder au Gabon ont été,en 1473, les navigateurs portugais qui ont tenté, sans grand succès,dinstaller des missions afin dévangéliser les populationset de fonder des comptoirs commerciaux. A partir du milieu du XVIe siècle,avec larrivée dautres Européens Espagnols, Hollandais,Anglais et Français, la pénétration se stabilise.Cest alors que sinstaure la traite des esclaves. Pendant trois siècles,le pays sera touché par ce fléau, même sil paraîtavoir été moins durement frappé que dautres contrées,en raison de sa forêt quasi-infranchissable. Les premières structures éducativessont dabord religieuses souvent en langues locales mais bientôtla création décoles publiques répond à unenécessité née de ladministration elle-même: former sur place des agents subalternes quil serait trop coûteuxde faire venir de métropole. Les déclarations officiellesde cette période sont dailleurs très claires : Le butde lenseignement en A.E.F. est de former des collaborateurs indigènesdont nous avons besoin dans luvre administrative et dans luvre de colonisation,dont la direction seule incombe aux Européens Antonetti, 1928: 96-105. Les instituteurs, venus de France, nexerçent leurs fonctionsque dans les écoles urbaines et régionales, assistésdinstituteurs indigènes issus de lEcole Normale. Les structuresde lécole publique sont mises en place en 1883, conformémentà larrêté du 24 novembre repris par la circulairedu 8 mai 1925 réorganisant lenseignement en A.E.F. La Conférencede Brazzaville, en février 1944, stipule : tout enfant entrantdans une école dA.O.F, dA.E.F, du Togo ou du Cameroun, en quelquelieu et à quelque niveau que ce fût, est censé nyentendre et ny employer aucune autre langue que celle de la métropole. Citée in Manessy, 1994 : 24. 3.5. La réalisation de lIFGAB. La collecte regroupe environ 2 500 entrées principales avec pourcertaines près dune trentaine de sous-entrées représentantde nouvelles unités de sens. Le travail ne peut cependant êtreconsidéré comme achevé ou exhaustif. Bien que nenignorant pas les imperfections, nous avons pourtant voulu le proposer aujugement du public, dune part dans lespoir de susciter de lintérêtpour les problèmes onomasiologiques et sémasiologiques dufrançais gabonais et donc dattirer critiques, conseils, correctionsou collaborations, dautre part parce quil fallait mettre un terme provisoireà la recherche si lon voulait tenir les délais impartisà la mise en commun des données en vue de la nouvelle synthèseafricaine. Nous ne voudrions pas toutefois clore cette introduction sansdire toute notre reconnaissance et toute notre amitié, non seulementaux étudiants déjà cités qui ont, dans desdélais fort restreints, accepté de fournir un travail remarquable,mais aussi à tous les informateurs rencontrés qui ont bienvoulu consacrer un peu de temps à répondre à nos questionsfastidieuses, à nous expliquer leur pays, ses coutumes et ses traditions.Grâce à eux tous, le Gabon a pu nous dévoiler quelques-unsde ses aspects les plus attachants, ignorés du touriste de passage,nous émerveiller et devenir un pays désormais cher ànotre coeur.